Allemagne : la fable du lièvre vieillissant avec une crampe à la patte...

  • Stéphane Déo et Hervé Goulletquer Stratégiste et Directeur Adjoint de la Recherche

L’hiver 2019 se termine ; mais le questionnement sur l’Allemagne demeure, qu’il s’agisse d’économie ou de politiques intérieure et extérieure.

En prenant un peu de recul, on peut être tenté de dire que le troisième cycle de la vie économique et politique du pays depuis la fin de la deuxième guerre mondiale est en train de se terminer (l’« homme malade » de l’Europe s’est propulsé parmi les économies les plus performantes au monde et au nombre des pays qui comptent le plus autour du globe) et qu’un quatrième serait sur le point de s’enclencher. La fin du long mandat d’Angela Merkel à la Chancellerie en serait le révélateur. Sur quel « pied » va-t-il démarrer ?

Les enjeux sont nombreux. Du côté de l’économie, l’industrie nationale « va être mise à l’épreuve dans une proportion qui n’a peut-être pas été complétement comprise », comme le pointait la Chancelière il y a quelques mois ? Du côté de la politique intérieure, la « crise » de la représentation fait envisager la perspective d’une pratique moins efficace ; sans qu’une logique de rupture ne se mette en place. Du côté de la politique extérieure, Berlin prend-il la mesure du challenge qui attend l’Europe ? Sans ambition de transformation, l’Europe régressera et l’Allemagne avec elle.

L’intégration européenne et la mondialisation participent d’une remise en cause du discours fédérateur qu’a longtemps été l’ordo-libéralisme. Le pays paraît avoir un peu perdu sa boussole sur la façon de gérer les changements économiques à venir, au mieux des intérêts du plus grand nombre et dans une certaine fidélité à ses valeurs.

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