28/01/2019 : La réponse au populisme : être attentif à l’économique derrière le politique

  • Stéphane Déo et Hervé Goulletquer Stratégiste et Directeur Adjoint de la Recherche

Les sciences politiques insistent sur la nécessité de distinguer dans les causes de la montée du populisme entre « désenchantement démocratique » et montée des inégalités ; le tout dans un cadre national et en prenant ces distances par rapport à une ouverture toujours plus grande aux échanges avec le reste du monde. Cependant, le populisme conteste plus les « règles » de l’économie de marché et d’une politique économique raisonnable que celles de la démocratie.


Les sciences économiques ont alerté depuis longtemps déjà du risque que l’ouverture aux échanges internationaux pouvait éventuellment faire courir aux salariés non qualifiés des pays développés.
Le retour sur l’histoire nous montre que le Royaume-Uni a été confronté en 1846, au moment de l’abolition des Corn Laws, à une expérience qui, en termes économiques et politiques, ressemble en partie à la situation vécue aujourd’hui.


Quelles leçons tirer ? Du côté politique, si la mutation de l’environnement « institutionnel » est favorable à l’apparition d’idées nouvelles, elle l’est sans doute moins à leur canalisation et à leur transformation en propositions d’actions (dont de politique économique). Du côté économique, les décideurs vont se retrouver face à l’alternative suivante : forcer à un partage de la valeur ajoutée plus en faveur des salariés qui ont été les moins favorisés au cours de la « longue » période récente ou se résigner à une ambiance politique progressivement de moins en moins en faveur d’une organisation ouverte sur le reste du monde.

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