24/12/2018 : La France et les "nouvelles" désillusions du progrès

  • Stéphane Déo et Hervé Goulletquer Stratégiste et Directeur Adjoint de la Recherche

Au nombre des caractéristiques de l’économie française, trois sont assurément éclairantes pour saisir le malaise social exprimé par la crise des « gilets jaunes » : le poids des dépenses publiques, la faiblesse de la croissance et une pression fiscale plus forte, sans que pour autant la consolidation des comptes soit assurée. En revanche, les inégalités ou le partage de la valeur ajoutée ne seraient pas à retenir.
Dans ce contexte, les Français sont à la peine. Malgré l’importance des transferts sociaux, le « reste à vivre » par ménage est orienté à la baisse depuis le début de la décennie. La sensibilité à tout ce qui vient écorner un pouvoir d’achat arbitrable déjà mal orienté est d’autant plus grande que ceux-ci ont des revenus modestes.
Les mesures annoncées par le gouvernement pour sortir de la crise vont alourdir le défcit budgétaire 2019, sans peser de trop sur la croissance économique. Pourquoi ne pas faire le double « pari » pour 2019 d’une croissance du PIB autour de 1,3% et d’un déficit budgétaire de 3,2 points de PIB (dont 1 point, rappelons-le, au titre de l’évolution du CICE). Doit-on alors s’attendre à ce que Paris soit sanctionné par Bruxelles ? La réponse paraît devoir être négative.

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