Le label ISR public : un gage de transparence et de qualité

  • Adrienne HOREL-PAGES Directeur des Projets Stratégiques

Pour formaliser son approche extra-financière, LBPAM a choisi un référentiel clair et exigeant : celui du label public ISR. D’ici 2020, tous les fonds qui rentrent dans les critères du label seront labellisés. Lorsque la classe d’actifs n’est pas couverte par le label, les fonds suivront une charte d’équivalence respectant la philosophie du label.

  1. Qu’est-ce que le label ISR ?

Le label ISR est un label public créé par le Ministère des Finances en 2016. Sa philosophie repose sur l’intégration systématique et mesurable de l’analyse extra-financière dans les investissements. Il exige également un engagement du fonds par sa politique de vote ainsi qu’une transparence renforcée par le biais d’un reporting extra-financier.

L’ensemble de ces règles sont décrites dans un cahier des charges (le référentiel) fixé par arrêté ministériel. A ce jour deux labellisateurs, l’AFNOR et Ernst&Young, sont accrédités pour attribuer le label en fonction du référentiel. Le label est valable 3 ans mais revu annuellement par le labellisateur.

  1. Pourquoi choisir le label ISR comme référence ? 

Choisir un label, c’est d’abord un gage de transparence : les règles sont publiques et fixées par un tiers à la société de gestion. Choisir le label ISR, c’est aussi un gage de qualité. Le monde de l’extra-financier regorge d’approches d’investissement très différentes : intégration ESG, investissement responsable, investissement à impact – comment éviter le greenwashing[1] lorsque chaque acteur applique ses propres règles ? LBPAM a choisi de se référer aux critères d’investissement mis en avant par le label : l’analyse extra-financière doit être intégrée de manière systématique et mesurable aux décisions d’investissement. Systématique – parce que chaque titre est analysé avec une approche financière et extra-financière. Mesurable – parce que la mise en application d’une méthodologie d’exclusion au sein du portefeuille est prouvée. Choisir le label ISR, c’est enfin un gage de responsabilité, à travers une politique d’engagement et des mesures d’impact extra-financier régulièrement communiquées. Choisir le label ISR, c’est aussi une opportunité de développement, à l’heure où la loi PACTE propose d’obliger les assureurs à présenter au moins un fonds en unité de compte labellisé et où un nouveau eco-label européen pourrait venir englober les labels publics nationaux.

  1. Comment le label mesure-t-il la qualité extra-financière du portefeuille ?

Le label exige une intégration systématique et mesurable de l’analyse extra-financière. Deux méthodes sont utilisées pour justifier la qualité extra-financière d’un portefeuille :

  • Une élimination des 20% de valeurs les moins bien notées d’un point de vue extra-financier de l’univers d’investissement ou du benchmark du fonds
  • Une note extra-financière moyenne du portefeuille supérieure à la note extra-financière de l’univers d’investissement ou du benchmark du fonds après élimination des 20% de valeurs les moins bien notées. Cette méthode assure que la note extra-financière du portefeuille est significativement supérieure à celle de son univers d’investissement.
  1. Le label peut-il évoluer ?   

Le référentiel du label est discuté au sein d’un comité dirigé par Nicole Notat et composé de représentants d’investisseurs institutionnels, de sociétés de gestion, du monde de l’épargne salariale et du monde académique. LBPAM participe à la réflexion sur les évolutions du référentiel et souhaite faire évoluer le label pour permettre de labelliser des fonds investis intégralement en obligations souveraines ou celle de labelliser des mandats.

[1] NOVETHIC (https://www.novethic.fr/lexique/detail/greenwashing.html) - Le greenwashing (éco-blanchiment) est une méthode de marketing consistant à communiquer auprès du public en utilisant l'argument écologique.

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