Asset Management : le défi de la transformation digitale

  • Julien Raimbault Investments Chief Operating Officer

L’industrie de la gestion d’actifs opère sa mutation vers le digital dans un contexte politique et économique complexe. Cette transition nécessaire est un défi de taille, mais offre des perspectives enthousiasmantes pour les gestionnaires comme pour leurs clients.

L’Asset Management est, par nature, une industrie hautement liée à la technologie. Mais aujourd’hui, ce marché opère sa transformation digitale dans une conjoncture sensible : se mêlent instabilité politique, forte concurrence, taux bas et pression de rentabilité.

Ce contexte complexifie une révolution déjà ambitieuse mais incontournable pour tous les secteurs.

Une révolution win-win

La croyance voudrait d’abord que technologie et digital s’opposent à humain. Mais les gains de la mutation digitale ne se comptent pas uniquement en termes de productivité et de fiabilité, par l’industrialisation des processus.

C’est avant tout une révolution des habitudes de travail des hommes et des femmes, une valorisation de leurs savoir-faire. En soulageant des collaborateurs qualifiés des tâches les plus répétitives par leur automatisation, les sociétés de gestion fidélisent leurs talents, au bénéfice final du client. Dans un milieu qui, comme la gestion d’actifs, repose avant tout sur son patrimoine intellectuel, cet avantage est capital.

Dans le cas des mutuelles et assurances, qui sont soumises à des exigences réglementaires denses, le digital permet d’envisager de nouveaux outils de gestion calibrée.  Avec un double objectif : simplification et personnalisation des services,  rationalisation des coûts ; et à terme une communication et des anticipations des attentes optimisées.

Choisir sa transformation

 Cette mutation n’est donc pas une question de choix, et seules ces questions se posent : comment et dans quels délais l’opérer ?

On observe deux grands types de stratégies :

  • Partir de la technologie, et enclencher un chantier d’envergure avec laboratoires d’incubation de start-ups ou participation à de vastes contorsium. Cette stratégie est souvent privilégiée par les acteurs de grande taille.
  • Puiser dans la technologie des solutions à des cas d’usage réels, et élaborer une manœuvre au cas par cas, avec des modèles calibrés selon la taille et le positionnement de chaque métier. Cette option est possible dans le cas d’entreprises mono-site où les circuits de décision sont courts.

Pour la mise en œuvre de cette deuxième option, on délimite, au cœur de l’opérationnel, un périmètre d’action propice à la mise en œuvre de « solutions pilote » en limitant les risques. Un essai concluant dans le périmètre concluant dans ce périmètre de sécurité donnera ensuite lieu à une application de cette solution à d’autres champs.

Cas concret : IZNES chez LBPAM

La participation de La Banque Postale Asset Management dans la société IZNES est un bon exemple de la mise en œuvre de ces expérimentations.

La plateforme pan-européenne d’investissement de parts d’OPC et de tenue de registre en  Blockchain associe différents asset managers dans une démarche de « coo-pétition » de plus en plus fréquente dans la finance.

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