A GREaT Journey #2

  • Daniel Roy Président du Directoire

Le billet de Daniel Roy

Chers amis,

Dans ma précédente lettre, je vous avais fait la promesse de vous informer régulièrement de l’avancée de notre projet commun : investir 100% responsable à l’horizon 2020. C’est un engagement fort, qui doit être construit pierre à pierre, sur une méthode et des processus durables.

Comme je vous l’ai expliqué, nous avons élaboré une méthode de sélection extra-financière : GREaT* pour orienter nos actifs vers des investissements responsables, en utilisant des critères simples, compréhensibles, de bon sens, et qui répondent aux grands enjeux auxquels le monde fait face.

Il ne peut y avoir de définition universelle de l’ISR : la pluralité des cultures et des sensibilités est une réalité. Cette saine diversité des approches occasionne cependant un problème de compréhension du grand public toujours demandeur - dans un 1er temps - de standards et de normes.

L’heureuse initiative des labels a répondu à cette attente et donné un cadre à l’ISR. La France, pionnière en la matière avec deux premiers labels RSE dès 1997, Finansol et CIES, a vu naître la première appellation prenant en compte les critères ESG : le label Novethic. Son remplaçant, le label ISR Public, lancé en 2016 par le Ministère des Finances, est rapidement devenu une référence du fait de sa neutralité souveraine garantissant son indépendance, donc sa crédibilité. Il certifie déjà 149 fonds dont 18 de LBPAM.

En mars dernier, dans son plan d’action pour le Financement Durable, la Commission Européenne a confirmé l’étude d’un projet d’éco-label européen pour qualifier les produits financiers en faveur du climat. Son système, affiné par une notation à étoiles qui fait encore défaut aux labels français, pourrait devenir incontournable dans les années à venir, et donner aux investissements en bénéficiant un rayonnement international.

Avec la perspective de ce nouveau label pour qualifier les produits ISR se pose la question de la pertinence de conserver certaines appellations, parfois très spécialisées, au détriment du besoin de lisibilité des investisseurs. Et de prendre, peut-être, la décision de nous concentrer sur des labels plus généralistes mais aussi plus visibles pour augmenter leur impact.

Je m’associe par ailleurs à l’appel lancé par le président de Finance for Tomorrow, pour que la loi Pacte, actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale, prévoie l’utilisation de fonds labellisés pour les contrats d’assurance-vie et d’épargne salariale. Oui, pour que la finance soit verte, l’assurance-vie doit être verte. Et pour que les investisseurs identifient ces fonds, ils doivent être labélisés.

Deux français sur trois n’ont encore jamais entendu parler de l’ISR. Aussi pouvons-nous nous réjouir que les politiques et l’industrie mettent ces sujets au cœur de leur réflexion.

A très bientôt
Daniel ROY
Président du Directoire de La Banque Postale Asset Management

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