En 2012

ISR France : bilan 2011 du marché

Avec une croissance de 69% entre 2010 et 2011 et 115,3 milliards d’euros d’actifs, l’ISR français reste très dynamique malgré des conditions de marché qui ne le sont guère. Les encours correspondant à l’épargne salariale ont progressé de 38% pour atteindre un quart du total à fin 2011.

 

Le développement de l’ISR repose en grande partie sur la conversion. En effet en 2011 23 fonds actions et monétaires ainsi que 2 fonds en euros, principal support de l’assurance-vie et placement privilégié des Français, sont passés d’une gestion traditionnelle à une gestion intégrant des critères d’évaluation ESG (en tout près de 25 Mds €). Ce mouvement émane de sociétés de gestion qui se sont dotées d’équipes internes et ont développé des méthodologies ISR spécifiques. Cette stratégie de conversion permet, en principe, d’utiliser à bon escient l’analyse extra-financière sur tous types de placements pour mieux identifier des risques d’ordre environnemental ou social ou repérer des entreprises performantes dans ces deux domaines.

 

Au-delà de ces pratiques de gestion, on constate que les acteurs financiers sont de plus en plus nombreux à prendre en compte des paramètres ESG. Cela se fait soit par le biais de l’intégration, soit via des pratiques d’engagement, soit en instituant des exclusions normatives (par exemple en interdisant d’investir dans des entreprises produisant des armes controversées.)

 

Source : Novethic - avril 2012


L'importance du RSE inclu dans l'agenda de Rio+20

Le Reporting ESG pourrait bien être à l’affiche lors du prochain sommet pour l’environnement, le Rio+20. De nombreux acteurs se sont positionnés depuis quelques années en faveur d’une plus grande intégration des critères de développement durable dans le calcul de la performance des entreprises. Des gouvernements ainsi que des places boursières mondiales sont en train d’intégrer les critères environnementaux et sociaux dans le reporting des entreprises.  

              

En Europe, la France a déjà rendu obligatoire les rapports de développement durable; sur le continent africain, le Johannesburg Stock Exchange (Afrique du Sud) oblige les sociétés cotées à publier leurs données environnementales et sociales depuis 2010. Enfin au Brésil, la place boursière Bovespa a mis en place la politique du « report or explain » qui donne le choix aux entreprises : publier un reporting environnemental et social, ou bien expliquer en quoi ces problématiques n’impactent pas leur activité et donc ne les concernent pas.

 

Source : Financial Times - juin 2012